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Vous êtes une jeune femme, vous allez au marché faire des courses, vous avancez tranquillement entre les tables quand soudain une main vous saisit le bras… Vous êtes dans un bus pour aller voir un ami, il fait chaud alors vous ouvrez le hublot du bus. Une tête apparaît en provenance de je ne sais où et vous propose un paquet. Vous êtes dans un bar en train de discuter, ils rôdent autour. Ils sont là. Ces colporteurs et vendeurs à la criée qui peuplent la capitale. 

Oubliez le marketing digital et autres

Une minute et laissez-moi vous présenter le marketing de chez nous. Le genre de marketing qui rend le digital obsolète. 

Il y a ces vendeurs d’habits, ce genre de vendeurs on les trouve dans les grands marchés de Brazzaville (Poto-poto, marché Total, marché Moukondo…) et même dans les rues.

Ce sont généralement des vendeurs d’habits qui surgissent de nulle part et n’hésitent pas à saisir le bras des clients pour les attirer vers leurs étalages. Ils agacent parfois, mais j’avoue que plus d’une fois, je me suis laissé convaincre. 

Aucune limite de secteur pour les vendeurs ambulants 

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Des vendeurs de yaourts, de bissaps, de gâteau et d’eau fraiche ; bref. Les vendeurs que l’on croise parfois dans les arrêts de bus eux viennent creuser la soif en toi par des arguments comme “yaourt bien glacé mêla ô kagama”

Il y aussi ces vendeurs que l’on appelle “mwana ya vernis” qui offrent des services de manucures et pédicures à travers la ville, il suffit d’entendre les cliquetis de bouteilles de verres qui s’entrechoquent pour savoir qu’ils passent.

mbambissa lipapa“, noms communs des cordonniers ambulants. Ils tapent des brosses à chaussure entre elles pur signaler leurs présences dans les rues, puis l’accompagnent d’un générique qui dit : “mbambissa lipapa sac fermeture”. Ils traversent des ruelles en ruelles à la quête d’une chaussure abîmées à entretenir. 

Vous trouverez aussi des vendeurs d’arachides grillés et frais qui se trimbalent dans la ville, leurs points de vente : les veillées mortuaires, les mariages coutumiers, les bars, il vient tout près d’une table incline sa cuvette remplis d’arachide qu’à travers ces cacahouètes biens faites l’on a envie de les accompagnés avec une bonne bière fraichecomme amuse-gueule. 

Une forte présence des femmes parmi les vendeurs ambulants

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Il y a aussi ces mamans sous le chaud soleil de Brazzaville, ces femmes qui se battent tous les jours pour leurs familles, ce sont les vendeuses de légumes, elles ont des formules comme : ngaï-ngaï, pondu, matémbélé mâ yokélé.

Sans oublier, ces femmes qui se fondent dans le décor de la ville. Elles sont jeunes, elles sont mamans, elles sont déterminées, et elles savent cuisiner. On ne peut pas faire un pas dans la ville sans les remarquées.  Mit dans des sceaux, puis dans une brouette, elles transportent des plats déjà préparés. Les menues comprend souvent :  les poissons salés, du poulet, des bouillons, les mabokés (poissons cuit à l’étouffé), des chenilles, et des compléments comme le riz, le manioc et des fois du foufou.

Elles sillonnent les marchés, les écoles et partout dans la ville à la quête de clients. Certains y sont abonnés, et la plupart des gens les préfèrent aux restaurants parce que le coût des repas est très accessible allant de 350 francs à plus.

Comme me l’a dit une dame dans le marché : “les restaurants ambulants sont plus pratiques parce que c’est le restaurant qui vient vers nous, et j’ai le temps de veiller sur ma marchandise, elles nous aident beaucoup ces vendeuses de nourriture.”

Les règles d’hygiènes pas toujours respectées

Par contre, il y a certaines personnes pour des raisons d’hygiènes préfèrent faire attention à ces mets qu’ils appellent “nourriture de la rue”. Un monsieur m’a dit : “j’évite de ne pas manger ces aliments parce que je ne sais pas dans quelles conditions de cuissons ces plats ont été fait.”

Ce qui fait la personnalité de ces vendeurs, est leurs capacités à s’adapter et à innover dans des contextes pas toujours favorables. Ils arrivent à créer des accroches digne d’un universitaire, de quoi défier les étudiants en communication.

Les vendeurs ambulants du Congo : Tout ce que vous devez savoir
Photo : http://maliactu.info/afrique/afrique-centrale-une-tripartite-pour-la-securite

Ces phrases sont si originales qu’elles restent dans nos têtes. Ce que j’aime chez ces colporteurs urbains c’est la créativité et leurs courages. Il y a quelques jours je suis tombé sur un vendeur de produits de beauté qui s’était maquillé. Cela paraît amusant, mais ça marche. 

En définitive, Qu’ils surgissent de nulle part, ou qu’ils nous poursuivent. Ces vendeurs ambulants sont extraordinairement créatifs et donne une touche particulièrement à la ville.

Et vous que pensez-vous de ces vendeurs. Sont-ils intrusifs ou amusant ? Donnez-nous votre avis en commentaire 

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