English version

Au delà de ses 242.000 km2 de superficie, le Congo est d’une grande influence en Afrique centrale. L’essence même de la Rumba (une musique définie par ses sonorités douce et sensuel) et de la S.A.P.E (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes).

Le territoire congolais compte environ cinq (5) millions d’habitants. La population est concentrée au sud entre Brazzaville la capitale et Pointe-Noire la ville industrielle. Timidement on peut aussi cité Dolisie et N’kayi.

Brazzaville, capitale administrative et politique

Source

Sans surprise la ville verte qu’est la capitale politique abrite la majorité des administrations. C’est le fief de l’exécutif congolais. Historique à l’image de la tour Nabemba. Brazzaville a été Mfoa capitale du moyen Kongo et capitale de la France libre pour continuer à assurer le relais de Paris lors de la seconde guerre mondiale.

De même Pointe-Noire une petite ville de pêcheurs appelé “Nji Nji” (en vily) s’est transformée en capitale économique grâce à son port autonome en eaux profondes. Jadis un port fut à Loango au bout de la “Route des caravanes“, le dernier sentier emprunté par les esclaves.

Les Congolais sont logiquement répartis en masse dans ces deux villes. Les amoureux de la fonction publique inondent la capitale. Car là-bas tout est politique à en croire les partisans des multiples partis politiques dont le PCT le parti au pouvoir et bien d’autres.

Un véritable théâtre d’électorats lors des campagnes législatives ou présidentielles. Au point de rendre parfois la vie instable au moindre rejet des résultats de certaines élections. Car la critique est mal perçu. Il faut donc savoir tenir sa langue.

Brazzaville compte la seule université publique du pays

Bien loin de l’engouement politique. L’unique grande université publique Marien N’gouabi est le rêve des futurs bacheliers du pays. Elle compte des amphis dans toute la ville. L’ENAM au plateau dès 15 ans, la faculté des Sciences et des Lettres à Bacongo, etc. En attendant la livraison de l’université Denis Sassou N’guesso de Kintélé.

Source

Au lycée les profs content très souvent leurs expériences universitaires pour éveiller cette envie de poursuivre aux élèves. Une voie qui régresse logiquement en nombre d’abonnés en raison des difficultés à trouver l’emploie après les études. Aussi parce qu’être professeur, journaliste ou encore sapeur-pompier par exemple ne garanti pas un bel avenir. Par conséquent les parents ne sont pas enthousiastes à ces professions pour leurs enfants.

Beaucoup d’étudiants et visiteurs se plaignent de la cherté de la vie. C’est sans compter que la capitale s’approvisionne dans leurs villes et villages d’origine. Cet exode pénalise la production encore archaïque dans certaines régions. Alors que chaque année les nouveaux étudiants sont plus nombreux.

Une tendance aux bâtiments urbains ici et là.

La rénovation de certains bâtiments ou encore la construction de nouvelles infrastructures, les multiples gymnases construisent à l’occasion du cinquantenaire des jeux africains, le viaduc le long du fleuve, le stade la Concorde de Kintélé et bien d’autres s’inscrit dans le nouveau visage de Brazzaville.

Cependant les quartiers les plus populaires sont les plus précaires. Un paradoxe qui ne dit pas son nom même à Pointe-Noire.

Le warf et Tikobo sont des quartiers résidentiels de la ville Océane. De la villa Madiba a l’ex-village des voiliers. Que des constructions à aux attentes de ce siècle. Mais le meilleur est ailleurs.

Pointe-Noire est la ville abordable et pleine d’opportunités 

On peut y vivre en solitaire avec un budget minimum de 1000 Frs par jour. Un terrain favorable pour les journaliers. Songolo, Guenin ou encore Sanko les quartiers des grandes bases industrielles comme Connect, Halliburton, Waterford, Total E & P Congo, etc.

Le port autonome un rendez-vous à ne pas manquer pour les “coopérants” (personne vivant des emplois journaliers et ponctuels). Que ça soit dans l’enceinte même du port ou à proximité. Les activités sont multiples.

Vous trouverez même un marché de fortune improvisé à la barrière de l’entrée du port et le long du mûr de certaines institutions comme l’ONEMO en diagonale du groupe Bolloré.

La raffinerie un quartier de l’arrondissement 5 est le siège de la pêche artisanale. Un commissariat a même été érigé dans les locaux de la dite institution. Un centre de régulation et de contrôle pour une pêche responsable. On compte pleins de grands entrepôts qui vendent les produits surgelés tel que chez Guenin.

A Pointe-Noire le poisson est vendu dans toutes ses formes. Il est vendu frais, fumé ou encore salé. Libre choix aux consommateurs sur tous les marchés de la ville. N’hésitez pas de visiter un restaurant sur la côte, vous allez goûter le poisson de Pointe-Noire dans toute sa splendeur. Découvrez des restaurants sur l’application Niochi.

Il est facile de se perdre à Pointe-Noire

La gare centrale de Pointe-Noire

En effet, la capitale est une ville bien mieux structurée que la ville Océane. Les rues et avenues ont des noms et des numéros. Facile à l’orientation au point où les transports publics portent les noms de quartiers. Au parking du marché Total, il y a les bus qui parcourent toute la ville avec des arrêts bien précis. La Tsiémé (Ouenzé), Guynemere, , Mafouta, Talagaï, Kombé et autres. 

Tout le contraire de Pointe-Noire où un habitant sur dix connaît le nom de la rue ou l’avenue qu’il habite. À l’exception des rues et avenues les plus populaires. Les transporteurs arborent des arrêts improvisés : Capitaine Mpaka sur la ligne 15 à Foux, l’ex-grand manguier à Siafoumou ou encore Roy une boutique référence de pièces détachées automobiles à Mvoumvou. Les lignes de transports ne veulent rien dire parfois : bord-bord, etc.

Chacune des villes à son identité et tient son rythme de vie. La comparaison n’est donc pas fondée. Car ce sont deux cultures en face. Deux langues qui dominent le pays le Lingala et le Kituba talonnées par le Lari. Ce sont Diables Noirs de Brazzaville contre V. Club de Pointe-Noire. Le championnat national une conquête sans merci entre ces deux villes. Une rivalité bien encadrée dans un esprit d’amour et de passion.

Brazzaville détient une diversité d’activités culturelles

Plus vaste que la ville océane, Brazzaville détient un avantage de taille notamment dans la vie culturelle. Les plus grandes firmes sont de la culture sont l’Institut Français du Congo et les Ateliers Sahm dont Bill Kouelany est la directrice. Sur les scènes de Brazzaville vous trouverez des artistes tels que Fanny Fayar, Punch Mak, Zed Lebon, Roga-Roga et le mythique groupe Extra-Musica, Thalès Zokene, Weilfar Kaya, Émeraude Kouka, Mariusca ou encore les légendaires Bantous de la capitale

Lancement de la Nuit des Idées à Brazzaville avec l’artiste Punch Mak Source

Ponton la belle ne faiblit pas pour autant Dan Scott et Richie Bembélé répondent par la réalisation. Progressivement Pointe-Noire s’installe comme un candidat sérieux pour le septième art avec son festival du FICOMP qui compte déjà deux éditions. Les acteurs comme Michael Tam’si, Imelda Mabouéki qui se sont adjugés les Kamba’s Award dans la meilleure interprétation l’an dernier.

Dans l’une ou l’autre ville les expériences sont uniques. Pointe-Noire est appréciée pour ces abords océaniques aux allures paradisiaques. L’hôtel le Relais Les Gorges de Diosso, le pont du bas Kouilou sous un extraordinaire couché de soleil, etc. 

Rencontre Internationale d’Art Contemporain

Brazzaville compte à lui nous laisse une imprenable vue sur Kinshasa le long du fleuve, du Radisson Blu au viaduc pont du 15 août 1960 jusqu’à l’embouchure du Djoué sur une plage improvisée à la saison sèche au bord du dit fleuve. Des cultes artistiques telle que la Rencontre Internationale d’Art Contemporain par les Ateliers SAHM et ses partenaires. La connexion est si forte que le trafic entre elles demeure et demeurera.

Le choix de vivre dans chacune des deux villes dépend de soi, chaque ville à sa touche et sa réalité. Finalement, il est difficile de choisir entre les deux, chacune est belle à sa façon. Et vous, des deux villes, laquelle est votre préférée ? 

English version

Auteurs