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510 km, le trajet de la voie ferroviaire de Brazzaville capitale politique à Pointe-Noire capitale économique du Congo. Les gares routières sont devenues la tendance au grand désarroi du Chemin de Fer Congo Océan (CFCO). Et la route nationale 1 a ouvert des d’opportunités.

La liste interminable des concurrents aujourd’hui témoigne d’un manque d’initiatives de la part de cette administration. La construction de la route nationale n°1 a vu naître de nouveaux leaders des transports publics comme Océan du Nord, Stelimac, Trans Bony Voyages etc.

Avec les prix à la portée des bourses moyennes. Le bus est devenu le moyen par excellence pour faire le tour du pays. Les gares routières sont installées dans les quartiers populaires. C’est le cas à Makélékélé, au voisinage de l’école publique Angola Libre à Brazzaville. De même au terminus du fond de Tié-Tié dans l’arrondissement 3 à Pointe-Noire.

Au mieux des prix très abordables et du confort que proposent certaines agences. La durée du voyage n’est que de quelques heures, soit 8 heures de Brazzaville à Pointe-Noire. Contrairement au moyen préalable utilisé qu’est le train où l’on passe quasiment toute une journée sur ce tronçon. La pénurie d’achat des billets d’autrefois c’est également évanoui. Car la liberté est donnée au client de choisir sa réservation.

Les critères de choix sont multiples

Pour nous clients. Au-delà de la sécurité, le professionnalisme du personnel, le confort pour les bus équipés de toilettes, la dernière technologie pour ceux équipés de Wi-Fi.

Pour une destination commune, un voyage long et assez pénible. Ne pas s’assurer de passer un bon moment serait le choix du stress et de l’ennuie. Bien que souvent distrait par des fréquences radios que propose l’agence ou des films sur les écrans dans les bus malheureusement pas toujours au gout de tous.

Camions d'exploitation forestière entre Dolisie et Pointe-Noire
Camions d’exploitation forestière entre Dolisie et Pointe-Noire. Source

Les jours de voyages. Une foule parfois hystérique envahie habituellement les locaux de ces agences. La confusion est totale entre les voyageurs et ceux qui les accompagnent. Aux allures d’une excursion. Simple précaution le repas est tiré du sac. Les marchés qui avoisinent l’entrée du terminus sont favorables au ravitaillement. C’est l’occasion de chercher des petites coupures (faire la monnaie dans le langage familier) pour les achats le long du voyage. Et payer le fameux Loprade, produit très éfficace contre la diarrhée.

Après le départ de Brazzaville. Le prochain arrêt est le péage de Kintélé. La majorité des bus s’arrête pour ce qu’on appelle communément une pause pipi. Les clients sont invités à quitter le bus pour se relaxer et profiter de se soulager. Faute des toilettes publiques, cela se fait en pleine nature. Du genre Pipi Bio. 😂

A la sortie de Brazzaville. Adieu les constructions urbaines place à un contraste nature sans pareil.

A perte de vu un horizon infini sur une terre verdoyante et des collines interminables. L’air frais envahi le bus. La communion naturelle s’établie jusqu’au prochain arrêt. Un parcours qui laisse apprécier le potentiel de la Flore congolaise.

La route nationale et la forêt du Mayombe : verdure et mystère

La route nationale et la forêt du Mayombe verdure et mystère
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L’instant ultime est la traversée de la forêt du Mayombe. Le silence bat son plein d’un bout à l’autre du bus. Certains s’émerveillent de côtoyer d’aussi prêt la nature à en entendre de multiples cris d’animaux. D’autres angoissés des zigzags successifs que négocie le chauffeur. C’est dans le rétro qu’on apprécie enfin la beauté de la route perchée sur la montagne.

A l’arrivée de Dolisie. Les voyageurs à destination quittent le moyen pour d’autres qui rejoignent le convoi. Une nouvelle occasion de se relaxer et de s’approvisionner au prêt des vendeurs qui proposent les produits de tout genre. On se précipite d’acheter bon marché ce qu’on ne peut avoir au même prix dans les grandes villes. La banane, le manioc, la viande de chasse et bien d’autres. Car c’est le dernier arrêt. Pointe-Noire n’est plus qu’à 160 km.

La construction de cette route est une bénédiction pour les commerçants. Le rapprochement des villes a renforcé le commerce. A quelques heures de routes. Les échanges professionnels et commerciaux ne sont plus que des formalités. Les habitués du divertissement répondent présent pour faire le tourisme dans les localités le long du trajet.

Parlez-nous de votre voyage sur cette route et vos souvenirs en commentaire

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